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L’histoire de Sisco

La vallée de Sisco s’étend sur 25 km² entre mer et montagne, rendant cette partie de la Corse particulièrement étonnante, pittoresque et propice au tourisme grâce à un patrimoine chargé d’Histoire.
La vallée de Sisco est donc une bande de terre, aux abords raides, ouverte sur la mer mais fermée vers l’amont car adossée à la Serra. La chaîne axiale de la péninsule, dominée par son point culminant A cime di e follicie nous emporte vers les nuages jusqu’à 1311 m de hauteur et s’étale latéralement depuis la chaîne axiale à l’Ouest vers la mer Tyrrhénienne à l’est enserrée entre deux lignes de crêtes et son ruisseau U Fiume di Siscu. Sur le plan Terrier du XVIII ème siècle, la commune dispose de 700 hectares de terres cultivables. Aucun site ni même aucun endroit ne s’appelle “Sisco” à proprement dire. Seul un cours d’eau appelé U Fiume di Siscu se vante de le porter fièrement. La verte vallée de Sisco est le bassin versant de son ruisseau U fiume di Siscu, long de 6,5 km, a sa source à 660 m d’altitude sur le flan de Stellu “Guado a l’Alzi” est alimenté des eaux de six affluents et finit par se jeter à la mer à la Marine de Sisco, au nord de la plage de galets.  
Existent aussi trois petits ruisseaux côtiers : Fiume Murrettu au nord du littoral, Fiume di Golfi et Fiume Sfundarone au sud. Pour ses besoins en eau, la commune dispose de 7 réservoirs sur les hauteurs de Sant’Antoine, de Poraja, de Crosciano, de Bunetta, de Pietrapiana, de Busseto et de barisgioni.
Bénéficiant d’un climat méditerranéen maritime aux écarts thermiques modérés, la commune présente un tapis végétal constitué majoritairement d’un maquis méditerranéen ras. Le manteau forestier est absent. Les causes sont principalement la déforestation entreprise au cours des siècles derniers pour les cultures (deux lieux en altitude, entre 800 et 1 000 m sur les pentes de Cima di e Follicie portent les noms de Presa di a Vadaccia et Presa di a Croce) et les fréquents incendies.
À l’est de Sisco, se dresse le Pinzalone avec une croix (1 030 m). Proche de lui, le Monte Cagnolu qui était autrefois nommé Monte Verde doit son nom à une antique chênaie voisine qui a brûlé vers 1927Les parties boisées se trouvent sur le flanc oriental de la ligne de crête du Monte Corvo (1 143 m) avec la forêt communale de Sisco, le long du ruisseau de Sisco et autour des lieux habités. Ils sont composés essentiellement de chênes verts, chênes lièges, châtaigniers, oliviers, hêtres et Aulnes.
 
Sisco n’est accessible que par la route. Son littoral est traversé par la route D80 qui fait le tour du Cap Corse. La route a été ouverte en 1838 sous forme de piste, modernisée au fil du temps avec un profil moins difficile, élargie et revêtue d’un bel enrobé en 1975. Jusqu’en 1972, avant d’être déclassée en route départementale, elle était la section septentrionale de la Route nationale 198, d’ailleurs ce n’est pas sans rappeler que la 100 ème du Tour de France 2013, a foulé nos pistes, en passant par Porto-Vecchio-Bastia, Bastia-Ajaccio, Ajaccio-Calvi, ayant comme particularité son premier passage en Corse !
 
Les plus belles richesses géologiques de Sisco sont ses schistes sériciteux à l’aspect soyeux et ridé, ses schistes chloriteux, calcaires et cipolins dominants, grisâtres et légèrement calcifères. Ces roches formées durant l’ère secondaire dans l’ancien océan liguro-piémontais doivent leur beauté lustrée à la séricite (mica aux reflets cendrés) et au chlorite (silicate feuilleté verdâtre avec clivage). Ces schistes 
parfois épais de 50 m, renferment des bancs de cipolins (marbres blancs ou gris et calcaire métamorphosé) à Sisco et Brando, Parce que ces marbres se débitent en plaques, “se pèlent” comme des oignons (oignon se dit cipolla en corse comme en italien), ils furent nommés “cipolins”. La Canonica, cathédrale de Mariana, a été reconstruite au XII éme siècle en cipolin de Brando et de Sisco. Les deux communes, séparées par moins de 16km, échangeaient ces marbres contre du minerai de fer ramené de l’île d’Elbe voisine …